Vents et marées se réveille

Publié le par Isabelle BUAT

Après presque 2 ans et demi de sommeil, « Vents et marées » se réveille. Beaucoup de choses se sont passées depuis le 20 décembre 2016, date du dernier article.

J’ai fait cette longue pause dans un souci d’apaisement avec Mme Tylek et certains élus. Cette main tendue n’a cependant pas été saisie.

Nombreux sont les Melléens à souffrir du dénigrement et de ce climat délétère.

Je reprends donc mon blog afin d’exprimer mon point de vue sans qu’il puisse être déformé, comme support au débat démocratique, et pour ne pas laisser le monopole de l’expression publique à la communication officielle et aux silences du maire.

Si je ne m’interdis pas l’usage de l’humour et l’emploi d’un ton satirique pour adoucir la gravité de certaines situations, je vais m’efforcer d’employer un langage clair et cordial. La rumeur, la diffamation et l’injure sont également bannies des articles de mon blog.  

Aujourd’hui, je réagis à l’article de Ouest-France du lundi 6 mai 2019 « Mellé a su rebondir avec le portage foncier ».

Mme Tylek déclare : « Vingt maisons se sont vendues ces deux dernières années. Toutes nos locations sont complètes et on recense pas moins de 21 naissances ».

Tout le monde se félicite de ce dynamisme retrouvé. Cependant, la gestion municipale n’y est pour rien !

Quand un jeune ménage projette de s’installer, le critère de l’accès à Internet est essentiel. Les  rares communes rurales raccordées en fibre optique voient leur attractivité renforcée. Près de chez nous, la commune du Ferré raccordée à la fibre en même temps que Mellé, connait, elle aussi, le même succès (20 naissances en deux ans). Le déploiement de la fibre optique sur notre territoire a été programmé par le syndicat mixte MEGALIS en Octobre 2013 https://www.megalisbretagne.org/jcms/mw_12085/phase-1-2014-2020.

Elue en mars 2014, Madame Tylek n’est donc pas à l’origine de l’arrivée de la fibre optique.

Ni des naissances …

Vents et marées se réveille

Plus sérieusement, l’article évoque une dépense de « 80 000 € pour  l’acquisition de ces îlots »

Or voici le réel montant de ces acquisitions.

« L’îlot » Saint-Michel correspond en fait à un ancien commerce doublé d’une habitation. Il a été acheté par la commune 58 000 € hors frais de notaire.

Quant à « L’îlot des jardins », voici les montants des parcelles :

Le conseil municipal a racheté à l’EPF le 15 décembre 2015 :

Date des achats par l’EPF

Vendeurs

Parcelles

Nature

Prix de vente

26/03/2015

DESGRANGES

A 1498

Non bâti

              435,00 €

29/06/2015

GARNIER

A 1365

Non bâti

              663,00 €

03/07/2015

SPARKS

A 1351-1353-1478-1479

Bâti

        40 000,00 €

27/07/2015

DELATOUCHE

A 1200-1201-1222-1223

Bâti

        24 000,00 €

 

Ensuite, l’EPF a acheté une maison ayant subi un incendie, pour environ 7 000 €. Le 7 mars 2019, Mme Tylek consignait 2 260 € pour l’expropriation d’une maison en état d’abandon.

Donc pour ces 2 « îlots », l’acquisition aura coûté :

58 000 + 435 + 663 + 40 000 + 24 000 + 7 000 + 2 260 = 132 358 €  (hors frais de notaire).

 Et non 80 000 €, comme indiqué dans l’article.

 

Soit une différence  de 52 358 € ,

un peu plus de 65 %

avec les chiffres annoncés

 

Quant à la demi-douzaine de logements, pour l’instant il n’y en a que 2! Le premier à l’usage du commerce et le second sera bientôt disponible à usage d’habitation .

Dans un prochain article, je vous présenterai le bilan financier du projet de revitalisation. Nous verrons comment, au fur et à mesure du projet, les dépenses n’ont cessé d’augmenter et les recettes (subventions) de diminuer.

Je souhaite également réagir à propos du rectificatif publié dans Ouest-France des 4 et 5 mai 2019:

Vents et marées se réveille

Ce journaliste est mal informé. En effet, le conseil municipal n’a jamais évoqué l’installation d’un espace de coworking et d’une médiathèque dans l’ancienne école publique, pas plus qu’un éventuel rachat de l’ancienne école privée !

Si Mme Tylek a évoqué ce projet devant le journaliste, à ce jour, le conseil municipal ne dispose d’aucune information. Pourtant, seul le conseil municipal a la compétence pour décider du lancement d’un tel projet…

C’est ainsi que le conseil municipal n’a jamais été informé que l’ancienne école privée était à vendre…

L’article évoque l’ancienne école publique à coté de la mairie. Pour les personnes qui n’ont pas connu Mellé il y a 40 ans, l’ancienne école publique des garçons, c’est la mairie et l’ancienne école publique des filles, c’est la salle de musique aménagée par Roc Fanfare.

Mme Tylek envisage donc de faire un espace coworking et une médiathèque à la place de la salle de musique puis, de refaire cette salle de musique dans l’ancienne école privée. C’est le jeu des chaises musicales, pousse-toi de là que j’m’y mette …

Ne serait-il pas plus raisonnable d’envisager le coworking/médiathèque dans l’ancienne école privée ou dans une construction neuve ? Mme Tylek le dit elle-même dans la chronique du 2 mai : « Rénover coûte cher, bien souvent plus cher que construire du neuf … ».

Vents et marées se réveille
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Patrick dauguet 12/05/2019 11:25

A l'ordre du jour du CM de ce lundi 13 mai figure la validation de l'appel d'offres de l'espace coworking-mediatheque. Les élus ne sont absolument pas au courant de ce projet et pourtant l'appel d'offre a déjà été lancé. C'est un déni de démocratie, un excès de pouvoir scandaleux de Mme Tylek. Je n'ose imaginer que les élus valident ce projet qui est un non-sens et une nouvelle gabegie financière !
Le projet d'un coworking-mediatheque n'est pas forcément une mauvaise idée, mais démolir la salle de musique pour la reconstruire plus loin, c'est une idiotie qui entraîne des frais supplémentaires importants et inutiles.

de BAILLIENCOURT 11/05/2019 15:17

Sur des sujets d'argent public on est en droit d'attendre des journalistes un minimum d'investigations. Si ce n'est pas le cas ils courent le risque, comme c'est le cas ici, d'être instrumentalisés. Quel journaliste, même correspondant local, ne connaît pas la situation particulière de Mellé depuis les dernières élections municipales ? Quel journaliste ignore encore l'engagement de Mme BUAT au service du respect des procédures municipales et l'utilisation des fonds publics ?

Isabelle BUAT 11/05/2019 16:17

A décharge du journaliste, qui pourrait mettre en doute la parole d'un maire? En général, le maire annonce les projets de la commune après que le conseil municipal les ait validés.